L'Espanyol résiste à la tempête de l'Athletic Club et s'invite dans la course à la Ligue des champions
Si l’Athletic Club abordait ce match avec le statut d’équipe de Ligue des champions, il ne fait guère de doute sur celle qui semble la plus proche d’en être une la saison prochaine. Les Pericos ont prolongé leur belle série à San Mamés face à un Athletic qui paraît incapable d’enrayer son propre déclin.
L'équipe à domicile a bien entamé la rencontre, prenant le dessus au milieu de terrain, les deux camps cherchant à se projeter rapidement après la récupération. Los Leones ont d'abord obligé Marko Dmitrovic à réaliser un bel arrêt, avant qu'Alex Berenguer ne bute sur une deuxième parade brillante du gardien serbe sur leur meilleure action de la première période, après avoir été bien servi par Nico Williams.
Leandro Cabrera et Carlos Romero ont aussi retardé l’ouverture du score grâce à deux interventions décisives face à Sancet et Berenguer, mais la pression de l’Athletic a fini par payer. Une frappe déviée de Williams s’est glissée derrière la défense, et Berenguer a été plus prompt qu’Ivan Calero et Dmitrovic pour surgir et conclure avec sang-froid.
Cela ne veut pas dire pour autant que l’Espanyol était dominé. Roberto Fernández a pris la profondeur après avoir mis Iñigo Lekue en difficulté toute la soirée, a contourné Unai Simón, mais n’a pas réussi à rester sur ses appuis pour conclure. À l’approche de la pause, un coup franc obtenu par Fernández a été repoussé jusqu’à Romero à l’entrée de la surface, qui a repris de volée du plat du pied dans le petit filet opposé avec une superbe maîtrise technique.

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L’Espanyol montait en puissance et a poursuivi sur sa lancée en seconde période. Sur le flanc droit, Tyrhys Dolan a pris le dessus sur Adama Boiro avant de trouver la zone dangereuse entre la défense et Simón, où Pere Milla a surgi avec une efficacité dévastatrice.
Mené d’un but à une demi-heure de la fin, l’Athletic a commencé à multiplier les centres dans la surface, mais, par rapport à la première période, le danger s’est fait rare. En gestion, l’Espanyol semblait tout aussi capable de marquer dès qu’Edu Exposito ou Kike Garcia parvenaient à échapper au pressing de l’Athletic, chacun dans un registre bien différent.
Ce n’est que dans les 10 dernières minutes, alors que l’urgence gagnait, que la menace s’est intensifiée. Gorka Guruzeta a frôlé le dessus du filet de la tête, annonçant la pression à venir, avant que Berenguer ne force Dmitrovic à réaliser une belle parade. Dans le temps additionnel, Oihan Sancet n’a pas cadré ce qui semblait être leur dernière occasion. Unai Gomez, lui, n’a pas non plus réussi à marquer malgré Dmitrovic au sol et un ballon qui lui était favorable.
Les hommes de Manolo González, qui continuent d’allier combativité, intensité, qualité et intelligence, sont pleinement dans la course à l’Europe, même si leur entraîneur le conteste. Les Pericos reviennent à deux points de Villarreal, 4e, après une série de cinq victoires consécutives.
Ernesto Valverde analysera le match plus tard dans la semaine, mais cela a peu de chances d’apaiser sa colère ; l’Athletic a manqué assez d’occasions pour s’estimer injustement battu. Ce résultat prolonge néanmoins le sentiment d’impuissance du club, désormais à 10 points de l’Espanyol et à cinq du Real Betis, 6e.