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FICHE TECHNIQUE | Trois enseignements à retenir après la victoire du PSG face au Bayern Munich dans un thriller à neuf buts

Le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich ont offert un match à haute intensité et riche en buts lors du match aller de leur demi-finale de Ligue des champions de l'UEFA (5-4). Nous retenons trois enseignements alors que le PSG s'assure de se rendre en Allemagne la semaine prochaine avec une avance mince mais potentiellement décisive.

La finale de l'UCL de l'année dernière fut un jeu de contrastes : jeunesse contre expérience, fluidité contre rigueur, audace contre prudence. Cette année, la finale ressemblera peut-être dans son essence à quelque chose de similaire, avec deux interprétations du jeu – ou du moins de la meilleure façon de le gagner – qui s'affrontent. Atlético Madrid contre Arsenal devrait être une affaire plus serrée et calculée ; les deux équipes pourraient, bien sûr, renverser le récit qui les entoure. Mais aucune ne semble capable de produire le spectacle qu'ont offert le PSG et le Bayern Munich au Parc.

C'était la finale de la Ligue des champions de 2020, et elle aurait dû avoir lieu cette année. Au lieu de cela, ce fut la finale en avance entre les deux meilleures équipes d'Europe, pratiquant un football enlevé, haletant, plein de fougue que seules elles maîtrisent.

– Mardi 28 avril 2026

C'est la première fois en plus de 30 ans que le Bayern encaisse cinq buts en un match de Ligue des champions et seulement la deuxième fois de son histoire. C'est également la première fois que le PSG concède quatre buts à domicile depuis 2006. Pour les deux équipes, ce sont des séries qu'on ne souhaite pas voir s'interrompre, normalement synonymes d'une soirée cauchemardesque.

Mais cela n’a été le cas pour aucun des deux camps, même s’il y a eu un gagnant et un perdant… ou deux : le PSG et le football. On en redemande la semaine prochaine.

Il y a un vainqueur du Ballon d’Or dans le camp du PSG, comme la foule du Parc des Princes nous l’a rappelé lorsqu’il a inscrit son deuxième but du match, une frappe glissée qui a heurté le poteau près, point culminant de la soirée des Parisiens alors qu’ils portaient leur avance à trois buts (5-2).

Ce but est arrivé juste après que Khvicha Kvaratskhelia ait marqué son deuxième but de la soirée. C'est le Géorgien, juste après un gros raté de Dembélé, qui avait égalisé en première période, et il était bien placé pour enfoncer le ballon au deuxième poteau et doubler la mise en seconde période.

– Mardi 28 avril 2026

Avant cela, une alerte avait surgi vers la fin de la première mi-temps, lorsqu’il s’était agrippé l’ischio en courant après un ballon. C’était une fausse alerte, mais à cet instant, on a pris conscience de l’ampleur de son absence potentielle pour l’équipe de Luis Enrique. Dans un effectif aussi talentueux techniquement, on ne peut pas parler de dépendance. Bradley Barcola et Désiré Doué ont déjà prouvé leur capacité à reprendre le flambeau si nécessaire. Mais ‘Kvara’ est celui qui se présente toujours dans les grands rendez-vous. Luis Enrique l’a même plaisanté en disant que le Géorgien avait cru que c’était un match de LDC lorsqu’il a inscrit un doublé contre le FC Nantes la semaine dernière. Il est à la fois M. Fiable et M. Incroyable, capable de prouesses stupéfiantes, peut-être pas tout le temps, mais toujours au bon moment.

Lors d'une soirée marquée par des duels personnels fascinants, l'un des plus clairement dominés fut celui entre Michael Olise et Nuno Mendes. Le premier a épuisé le second toute la nuit. Certes, l'international français a trouvé de l'espace à exploiter, mais même lorsqu'il était pressé par Mendes, ou par le bien plus imposant Willian Pacho, il faisait preuve d'une adresse et d'une fluidité insaisissable pour toujours passer, comme si rien ne pouvait l'arrêter, comme si sa trajectoire était inévitable, quels que soient les obstacles placés devant lui.

Il aurait pu (et dû) marquer lorsqu'il a été servi plus tôt en première période, mais il a superbement réussi son but, frappé fermement en plein centre. On ne peut tout simplement pas laisser autant d'espace à un joueur de son talent. 49 contributions (buts et passes décisives) en 47 matchs toutes compétitions confondues pour Olise lors de sa saison de début au Bayern Munich – des statistiques d'élite pour un joueur d'élite.

Il n'y avait guère de doute, mais en jouant devant un public français, en France, il a assurément, sur l'une des plus grandes scènes, confirmé qu'il faisait partie du onze de départ des Bleus pour la Coupe du monde de la FIFA cet été. Avant cela, il aura à cœur d'éliminer le plus grand club de France, le PSG.

GFFN | Luke Entwistle

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