L’erreur à 60 millions d’euros qui a mis fin bien trop tôt au projet de Xabi Alonso au Real Madrid
La décision du Real Madrid de se séparer de Xabi Alonso continue de faire les gros titres à travers l’Europe, et plus les détails émergent, plus il apparaît clairement que la rupture n’a pas été soudaine.
Au contraire, c'était le résultat d'un projet qui n'a jamais obtenu une pièce maîtresse réclamée à plusieurs reprises par Alonso.
Un récent article d’AS révèle que l’ancien entraîneur s’est senti lâché par la direction du club, malgré des priorités clairement définies dès le départ.
À son arrivée au Santiago Bernabéu, Alonso a rejoint un club qui lui a d’abord accordé une confiance totale.
La direction lui a permis d’essayer d’appliquer les idées qui lui avaient valu des éloges en Bundesliga.
Après tout, le Real Madrid était perçu comme une équipe ayant besoin de renouveau et d'une évolution tactique.
Le club l’a soutenu avec des recrues comme Trent Alexander-Arnold, Dean Huijsen, Alvaro Carreras et Franco Mastantuono, des choix qui s’inscrivent dans une vision à long terme plutôt que dans des solutions à court terme.
Cependant, Alonso a identifié un problème majeur qui allait au-delà des noms et des profils. Il a clairement indiqué que son système avait besoin d’un organisateur au milieu de terrain, capable de maîtriser le tempo et de servir de point de référence dans la possession.

Xabi Alonso voulait recruter Zubimendi pour le Real Madrid. (Photo : Julian Finney/Getty Images)
Dans ce contexte, Alonso a désigné le joueur qu’il jugeait le plus adapté à ce rôle. Il a indiqué au club que, parmi les options disponibles, le milieu de terrain qu’il appréciait le plus était Martin Zubimendi.
L'international espagnol était évalué entre 60 et 70 millions d'euros, un montant jugé abordable selon les standards du Real Madrid.
Le principal obstacle était le timing, Arsenal ayant déjà bien avancé dans les discussions pour le joueur.
Le Real Madrid a choisi de ne pas soutenir son entraîneur et, lorsqu'il a exploré la possibilité d'un mouvement, la porte était déjà en train de se refermer.
Par la suite, Alonso a exprimé sa frustration auprès de son staff technique.
Il a reconnu la qualité d’Aurélien Tchouaméni, Eduardo Camavinga, Federico Valverde et Jude Bellingham, mais il a estimé que le groupe manquait de présence physique et de rigueur de placement pour servir de point d’ancrage à l’équipe.
Alonso a essayé plusieurs solutions, mais aucune ne lui a apporté l'équilibre qu'il recherchait.
Peu à peu, ses idées initiales ont perdu en clarté, et même sa foi dans le pressing haut s’est estompée, le système ne fonctionnant pas sans le bon profil au milieu de terrain.