Le plan du tournoi de football des JO de Los Angeles 2028 surprend avec des sites éloignés de LA
Pour les grands événements mondiaux comme la Coupe du monde de la FIFA ou les Jeux olympiques, le succès repose souvent sur un élément : la logistique. Tout préparer à temps est une tâche gigantesque, qui laisse souvent des villes endettées et des stades à l’abandon. Los Angeles 2028 adopte toutefois une approche radicalement différente.
Pour la première fois en 80 ans, une ville hôte des Jeux olympiques ne construira aucun nouveau site permanent. Los Angeles s’appuie plutôt sur ses infrastructures de classe mondiale déjà existantes, avec des enceintes majeures comme le SoFi Stadium, le Memorial Coliseum et le tout nouvel Intuit Dome pour accueillir plus de 800 épreuves. Une leçon de durabilité, jusqu’à ce que l’on regarde la carte du football.
Coup d'envoi d'un bout à l'autre du pays : le football de « LA » en route vers New York et Nashville
Alors que le reste des Jeux sera concentré dans le sud de la Californie, le projet du comité pour le tournoi olympique de football laisse de nombreux supporters perplexes. L’épreuve, qui réunira 12 équipes masculines et 16 féminines, ne restera pas dans la région. Les phases préliminaire et à élimination directe se dérouleront dans six villes américaines : New York, Columbus, Nashville, St. Louis, San José et San Diego.
Le choix d’inclure des pôles de la côte Est et du Midwest, comme New York et Nashville, pour des Jeux olympiques de « Los Angeles » laisse perplexe. S’il s’agit d’excellents marchés pour le football, la contrainte logistique est indéniable. Imposer aux athlètes des vols de cinq heures et aux supporters des déplacements à travers le pays semble contredire le thème de « l’efficacité locale » des Jeux. Cela ressemble moins à un événement organisé par une ville qu’à une deuxième Coupe du monde déguisée.
La seule consolation pour les puristes est que le parcours ramènera finalement à la maison ; les phases finales se tiendront dans le légendaire Rose Bowl Stadium, où près de 90 000 spectateurs assisteront aux matches pour la médaille d’or, dans l’enceinte même qui avait accueilli la finale de la Coupe du monde 1994.
La révolution du flag-football
Avec les Jeux de 2028, Los Angeles rejoindra officiellement Londres et Paris comme les seules villes à avoir accueilli les Jeux olympiques d’été à trois reprises (1932, 1984 et 2028). Mais cette troisième édition aura une touche résolument américaine. Parmi les nouvelles disciplines introduites, le flag football s’impose comme l’attraction principale. Il n’y a pas de meilleur endroit que les États-Unis pour les débuts olympiques de ce sport, et l’engouement atteint déjà son paroxysme.
L'équipe nationale des États-Unis abordera la compétition en immense favorite pour l'or, mais le véritable enjeu réside dans la composition de l'effectif. Avec le soutien actif de la NFL à cette inclusion, les supporters imaginent déjà un scénario de « Dream Team », dans lequel les stars actuelles de la ligue pourraient troquer leurs protections pour le flag football.
Voir comment les athlètes professionnels s’adaptent au format 5 contre 5, sans contact et à grande vitesse, promet d’être une expérience fascinante. Qu’il s’agisse d’un quarterback expérimenté ou d’un receveur ultra-rapide sur le terrain, le flag football s’annonce comme la révélation du programme de LA28.