Mascherano raconte l’autre version de la visite à la Maison-Blanche et sort Leo Messi de la ligne de mire des critiques
La visite de l’Inter Miami à Donald Trump a suscité une vague de critiques envers Lionel Messi, accusé d’avoir serré la main d’un président dont l’agenda politique est jugé contraire aux droits de l’homme et empreint d’une intolérance proche de l’extrême droite.
Dans le monde entier, Messi a été pointé du doigt pour avoir accepté d’assister à la cérémonie protocolaire au cours de laquelle les dirigeants américains distinguent les meilleurs athlètes ou équipes sportives. Ses détracteurs estiment qu’il aurait dû refuser et ne pas s’y rendre.
La défense de Javier Mascherano
L’entraîneur de l’Inter Miami, ancien coéquipier au FC Barcelone et en sélection argentine, a pris la défense de son joueur. Clair et sans nourrir la polémique, Mascherano a indiqué qu’il s’agissait d’une rencontre inscrite dans la vie politique et sportive des États-Unis depuis le siècle dernier.
Nous respectons un protocole qui relève de la tradition : se rendre à la Maison-Blanche en tant qu’équipe championne. Cela avait été planifié depuis longtemps, pour la semaine où nous devions jouer ici à Washington.
Lors d’une conférence de presse sur Zoom, il a mis fin au débat qui a placé le génie du football mondial au cœur d’une controverse jugée disproportionnée.
La comparaison avec Maradona
Comme depuis le début de sa carrière, Messi a de nouveau été comparé à « Pelusa ». Cette fois, la comparaison ne portait pas sur le terrain, mais sur des affinités et des convictions politiques.
Alors que Maradona était un footballeur politiquement engagé, proche de la gauche et critique de la droite, Messi est à l’inverse un joueur qui reste à l’écart de la politique. Toutefois, après une rencontre avec Donald Trump dans le cadre des obligations de l’Inter Miami, Leo a été la cible de moqueries. Certains ont même avancé que cela expliquait pourquoi il ne serait pas le meilleur joueur de tous les temps. Ses supporters ont pris sa défense, rappelant que Maradona était proche de dictateurs et qu’il n’y a rien de répréhensible à être apolitique et à assister à un événement sportif traditionnel aux États-Unis.