slide-icon

Miami et Londres, principales alternatives si le Qatar renonce à accueillir Argentine-Espagne

Les problèmes politiques au Moyen-Orient ne semblent pas près de disparaître et le conflit, selon les analystes, s’inscrit davantage dans le moyen et le long terme. C’est dans ce contexte que le monde du football, avec la Conmebol et l’UEFA en première ligne, suit avec inquiétude les informations en provenance du Qatar, où des missiles lancés depuis l’Iran ont de nouveau survolé l’espace aérien qatari ce vendredi matin.

C’est pourquoi les organisateurs envisagent déjà d’autres options, l’idée étant, selon nos informations, de disputer la Finalissima quoi qu’il arrive. Au-delà des enjeux financiers, le football international restera actif en mars, au moins en Europe et sur le continent américain, période durant laquelle se joueront également les barrages pour les dernières places à la Coupe du monde, organisée au Mexique.

À ce stade, les deux sites les plus probables — sans être les seuls — en cas de retrait du Qatar en tant que pays hôte sont Londres, où la première et unique édition du tournoi s’est tenue en 2022, et Miami, qui accueillera des matches de la Coupe du monde.

L’avantage de Londres réside dans sa proximité et sa sécurité (l’Angleterre étant considérée comme un pays très sûr à cet égard). Une proximité d’autant plus logique que la quasi-totalité des joueurs d’Argentine et d’Espagne évoluent en Europe. Sur le plan émotionnel, Londres est également une destination bien acceptée par les Argentins, qui y avaient battu l’Italie 3-0 en 2022. Le 1er juin de cette année-là, Lionel Messi y avait soulevé le trophée de la Finalissima, avant même de triompher au Qatar. Enfin, du point de vue des supporters, Londres apparaît comme un choix idéal, puisque de nombreux billets parmi les 88 966 vendus pour le stade de Lusail au Qatar avaient été achetés par des fans vivant en Europe et prévoyant de se rendre à Doha.

Miami. C’est la destination la plus éloignée, mais elle est habituée à accueillir ce type d’événements. La ville sera d’ailleurs l’un des sites de la Coupe du monde, avec sept matches au Hard Rock Stadium, qui a également accueilli la finale de la Copa América 2024 (un désastre logistique, soit dit en passant). Des doutes subsistent toutefois : Miami est loin — ce qui imposerait un long déplacement aérien aux deux équipes — et le match se jouerait aux États-Unis, l’un des pays impliqués dans le conflit. La question fait débat.

Cela dit, sans écarter officiellement le Qatar, d'autres options sont à l'étude. L'ensemble des scénarios est examiné.

FinalissimaArgentinaSpainMessiLondonMiamiWorld CupCopa America