Pourquoi Manchester City ne s’inquiète pas d’un départ de Pep Guardiola, même s’il quitte le club cet été
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On a dit et écrit que Manchester City redoute l’après-Pep Guardiola. Mais rien n’est plus éloigné de la vérité.
Le président Khaldoon Al Mubarak aimerait voir Guardiola diriger l’équipe pendant encore une décennie. Et on peut le comprendre, au vu du succès exceptionnel obtenu sous la conduite de l’Espagnol. Mais après d’innombrables discussions avec Guardiola, il est devenu clair à ses yeux que le technicien aux multiples titres cherchera de nouveaux défis ailleurs dans un avenir relativement proche.
Il reste 18 mois de contrat à Guardiola, qui n’a pas l’intention de prolonger. L’entraîneur devrait décider cet été s’il restera à l’Etihad jusqu’en juin 2027. Mais une chose est certaine : le début de la fin a commencé.
Et lorsque le grand dénouement arrivera, Al-Mubarak sera bien préparé à gérer la suite.
Des sources du club assurent qu'Al-Mubarak aborde sereinement le présent comme l'avenir. Il entend s'appuyer sur la confiance née du fait que le club connaissait déjà le succès avant l'arrivée de Guardiola.
Les stratégies à long terme et les infrastructures étaient déjà en place avant Guardiola. Il n’a fait qu’apporter un éclat supplémentaire à un joyau qui brillait déjà. Les recrues de City au cours des 12 derniers mois montrent que les bases sont déjà posées pour le successeur de Guardiola.
Khaldoon tient particulièrement à ce que son club tire les leçons de la manière dont les clubs rivaux ont géré leurs transitions par le passé, après le départ d'entraîneurs emblématiques. Il n'a qu'à regarder de l'autre côté de la ville pour voir ce qu'il ne faut pas faire.
Manchester United n’a jamais été proche de remporter la Premier League ou la Ligue des champions depuis la retraite de Sir Alex Ferguson en 2013. D’innombrables entraîneurs se sont succédé. United a perdu son identité et s’est enlisé dans une obsession du passé, une attitude qui a nui à son avenir.
Arsenal, dans une moindre mesure, a connu un sort similaire. Depuis le départ d’Arsène Wenger en 2018, l’ancien serial vainqueur n’a remporté qu’un seul trophée.
Khaldoon veut montrer qu’il est assez lucide pour éviter le piège de croire que la grandeur peut être reproduite par quelqu’un d’autre. Les plans de succession ont leur utilité, mais l’histoire prouve que les périodes exceptionnelles sous des entraîneurs comme Fergie et Guardiola restent propres à ceux qui les ont façonnées.
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Personne ne devrait attendre du successeur de Guardiola qu’il réalise un triplé ou remporte quatre titres de champion d’affilée. Le football ne fonctionne pas ainsi.
Khaldoon demandera l’avis de Guardiola sur celui qui devra lui succéder. Des noms comme Mikel Arteta, Xabi Alonso et Vincent Kompany seront évoqués. Ce sera une décision délicate, mais que les dirigeants de l’Etihad assumeront au lieu de la redouter.
Pendant ce temps, Guardiola continue d’agir comme quelqu’un qui prépare le prochain chapitre de sa vie. Il s’est montré plus expressif et plus franc sur les sujets controversés.
Il pourrait même se retrouver dans la situation remarquable de partir par la grande porte avant que son club ne connaisse son sort concernant les 115 accusations de violation des règles de dépenses de la Premier League.
Si cela se produit, Guardiola pourrait ne jamais avoir à en répondre si City est reconnu coupable. Ce lourd fardeau pourrait peser sur le prochain entraîneur.
Mais quoi qu’il arrive, Khaldoon et son groupe de propriétaires d’Abou Dhabi auront probablement un plan en place pour y faire face.
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