La plus grande menace pour les chances de titre d’Arsenal est claire : les hommes de Mikel Arteta semblent nerveux
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La nervosité est palpable et la tension se fait déjà sentir. Les supporters d'Arsenal devraient savourer cette saison, leur équipe étant en tête de la Premier League, en tête du classement de la Ligue des champions et qualifiée pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue anglaise.
Arsenal traverse pourtant une période de grande fébrilité. En tête d’une course au titre à trois, c’est bien Arsenal qui se ronge les ongles, presque gagné par le doute et l’anxiété. Suggérer le contraire serait bien naïf.
Aston Villa se rend à l’Emirates mardi soir porté par une série de 11 victoires consécutives. Manchester City paraît serein, fort de son expérience et de ses nombreux succès dans ce type de situation.
Les supporters d’Arsenal rendent les joueurs nerveux. Les joueurs alimentent aussi la nervosité des supporters. Mikel Arteta semble plus calme sur le banc cette saison, mais même lui peine à apaiser le sentiment d’anxiété grandissant.
La grande question pour Arsenal est de savoir comment briser ce cycle. Et comment en est-on arrivé là ?
Comment Arsenal peut-il passer d’une avance de 2-0 et d’une maîtrise totale contre Brighton à une fin de match sous tension, David Raya devant réaliser l’arrêt de la saison pour assurer une victoire nerveuse 2-1 ? Ou encore laisser filer son avantage contre Wolverhampton et Crystal Palace avant de s’imposer, respectivement, sur un but contre son camp à la 94e minute puis aux tirs au but.
C’est peut-être une bonne chose et un point positif qu’ils trouvent des moyens de gagner. Mais peu d’habitués de l’Emirates le voient ainsi.
Arsenal est censé surclasser ses adversaires (son xG est régulièrement supérieur à son total de buts), mais l'équipe semble plombée par le poids des attentes. Si les blessures ne viennent pas compromettre sa saison, la nervosité pourrait bien le faire.
Trois années à terminer dauphin dans la course au titre ne font qu’accentuer la pression. Cette saison est censée être celle d’Arsenal. Et tout le monde le sait. Impossible d’y échapper.
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Après avoir été des outsiders improbables en 2022/23, lorsque de nombreux neutres espéraient les voir gagner, ils ne sont plus les valeureux outsiders. Ils sont désormais perçus comme les gros dépensiers, avec un entraîneur jugé arrogant (une description pas toujours juste) et apparemment le choix privilégié de la plupart des consultants.
On s’attend à ce qu’ils gagnent. Les supporters l’exigent. L’idée est qu’ils doivent remporter le titre cette année et qu’ils n’auront jamais de meilleure occasion. Il est grand temps pour Arteta de gagner un trophée majeur.
Même Viktor Gyokeres semble porter le poids des attentes. Recruté pour 64 millions de livres afin d’inscrire les buts du titre, l’attaquant paraît freiné par la peur.
Arsenal affiche aussi un bilan irrégulier face à l’Aston Villa d’Unai Emery. La saison dernière, les Gunners ont laissé filer une avance de 2-0 pour concéder un nul 2-2 à l’Emirates. La saison précédente, ils s’étaient inclinés 2-0 contre Villa en avril, un résultat qui avait pratiquement anéanti leurs espoirs de titre.
Les Gunners disposent d’un effectif riche et de grande qualité, mais ils ne seront la meilleure équipe que s’ils remportent le titre. Ils doivent encore prouver qu’ils peuvent être à la hauteur de ces attentes.
C’est là que réside le problème. Franchir la ligne d’arrivée ouvrirait la voie à un succès durable. Un échec cette fois-ci soulèverait encore plus de questions et rendrait la saison prochaine encore plus douloureuse. C’est de là que vient la peur qui entoure cette saison.
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