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Les conséquences des saisons sans trophée avec Florentino

Florentino Pérez est le président le plus couronné de succès de l'histoire du Real Madrid. Sous sa direction, divisée en deux étapes, la section football a remporté 37 titres, dont sept Coupes d'Europe. Cela équivaut à près de 30 % de tous ceux qui ont rejoint le trophée du club au cours de son histoire.

Mais ce chiffre ne va pas augmenter cette saison. Le profond malaise du président du Real Madrid face au déroulement de la saison a plusieurs origines, mais l'une des plus importantes est de la clôturer sans aucune célébration. Dans les bureaux de Valdebebas, on considère que l'effectif est plus que suffisant pour ne pas terminer la saison sans trophée.

Depuis juin 2000, date à laquelle il a pris ses fonctions, c'est la cinquième saison où l'équipe de football termine la saison sans trophée. Deux l'ont été lors de son premier mandat et trois depuis qu'il a décidé de revenir au poste présidentiel en 2009. Chaque saison sans trophée a eu d'importantes conséquences.

2004-05 : Chute galactique

Le projet galactique était entré en crise la saison précédente. L'arrivée de Queiroz pour moderniser le modèle gagnant de Del Bosque fut un fiasco. Seule la Supercoupe d'Espagne fut remportée et le Portugais savait qu'il était condamné des mois avant la fin de la saison, après la défaite européenne à Monaco.

Pour la saison 2004-05, Camacho et la signature prestigieuse d'Owen furent les principales attractions. L'entraîneur dura trois matchs de Liga et la saison fut un désastre. Garcia Remon et Luxemburgo se succédèrent sur le banc. Madrid ne remporta aucun titre et n'en fut même pas proche.

2005-06 : La démission

Wanderlei Luxemburgo, recruté à Noël 2004, est resté jusqu'à la même période un an plus tard. Il fut l'entraîneur qui a mis fin à une saison sans trophée et en a entamé une autre qui s'est conclue de la même manière. La fin de cette série sans trophée est survenue avec Lopez Caro sur le banc.

Promu du Castilla par Florentino, il fut l'entraîneur qui vécut la démission brutale du président fin février 2006. Le galacticide avait été consommé.

2009-10. Retour amer

Vint ensuite l'ère Calderon et Madrid réalisa quelque chose qui ne se reproduirait pas avant au moins deux décennies : remporter deux titres de LaLiga consécutifs. Mais un scandale majeur entraîna la chute du président et des élections furent convoquées. Florentino sortit de l'ombre, se présenta aux élections et remporta une victoire écrasante. Il reprit une équipe qui, après les deux titres de LaLiga, n'avait gagné que la Supercoupe d'Espagne et portait encore la blessure profonde de la victoire 6-2 du Barça au Bernabeu.

Avec son retour sont arrivés trois recrutements de classe mondiale : Cristiano Ronaldo, Kaká et Benzema. S’y ajoutent trois vainqueurs du Championnat d’Europe avec l’Espagne : Xabi Alonso, Arbeloa et Albiol. L’entraîneur choisi fut Manuel Pellegrini.

Le pari extraordinaire n'a pas porté ses fruits. La saison s'est terminée dans la déception, avec Pellegrini condamné dès sa défaite 4-0 en Copa del Rey face à une équipe de Segunda B (Alcorcón) et avec le Barça de Guardiola dominant. La solution pour retrouver le chemin de la victoire fut trouvée à Milan : la signature de José Mourinho, l'entraîneur champion de la Ligue des champions et bourreau du Barça en demi-finales.

Ce n'était pas seulement un changement d'entraîneur. La saison 2009-10 fut aussi l'adieu au club de deux emblèmes de la Maison Blanche : Raúl et Guti.

2020-21 : Adieu à Zidane et Sergio Ramos

La saison sans titre du retour de Florentino fut suivie d’une décennie entière durant laquelle le Madrid ne resta jamais les mains vides. Mourinho remporta la Copa del Rey 2011, contre le Barça lors d’une finale grandiose au cœur d’une terrible série de Clásicos. Ce fut le début d’une époque où le Madrid devint quadruple champion d’Europe, dont trois titres consécutifs. Un exploit qui n’avait plus été revu depuis les années 1970 (l’Ajax et le Bayern).

Cette ère glorieuse a vacillé en 2018-19. Après le premier départ de Zidane, le Real Madrid n'a remporté que la Coupe du monde des clubs. Ils l'ont fait avec Solari comme entraîneur, successeur de Lopetegui. En mars 2019, ZZ était de retour. Son travail a permis que la saison suivante, le Real Madrid soit champion de LaLiga et de la Supercoupe d'Espagne.

La pandémie est arrivée, toute une saison avec des stades vides et Madrid est resté sans titre. Ils se sont battus pour la Liga jusqu'à la dernière journée, mais l'Atlético n'a pas failli à Valladolid. En Ligue des champions, ils sont tombés en demi-finale (Chelsea) et en Copa del Rey, ils ont été éliminés en quarts à domicile (3-4, contre la Real Sociedad).

Mais un poison courait dans l'équipe : le renouvellement enraciné de Sergio Ramos. À tel point que le 17 juin, en plein Euro dont il avait été écarté, le capitaine madrilène annonçait qu'il quittait le club. Avant cela, le 31 mai, Zidane avait annoncé qu'il quittait à nouveau son poste d'entraîneur du Real Madrid. Et il donnait une raison : un manque de confiance du club envers lui.

2025-26. Et maintenant ?

Ancelotti est revenu. Le Madrid a remporté deux titres de Liga (2022 et 2024) et la Ligue des champions cette saison-là. Mais la saison dernière, seuls la Supercoupe d'Europe et la Coupe du monde des clubs sont arrivés à Valdebebas. L'Italien est tombé. Xabi Alonso a été engagé, mais on ne croyait pas vraiment en lui. Arbeloa est arrivé et, à moins d'un miracle des miracles en Liga, la saison 2025-26 se terminera sans rien à célébrer au Madrid.

Jusqu'à présent, seul Luxemburgo a résisté, à l'ère Florentino, à une saison sans trophée. Ce fut de justesse. La confiance dans son projet 2.0 après sa prise en main de l'équipe en décembre n'a duré que 14 matchs de Liga. Aujourd'hui, le Madrid envisage des scénarios pour son banc, car il ne semble pas qu'Arbeloa aura cette deuxième brève opportunité qui avait été donnée au Brésilien.

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