ANALYSE | Trois enseignements à retenir après le renversement du Paris Saint-Germain face à l’AS Monaco, synonyme de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions
Le Paris Saint-Germain s’est rapproché d’une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions grâce à sa victoire à l’extérieur face à l’AS Monaco. Folarin Balogun a inscrit un doublé dans les 20 premières minutes, avant que Désiré Doué, également auteur d’un doublé, et Achraf Hakimi ne permettent aux Parisiens de renverser la rencontre pour s’imposer 3-2.
Les derniers jours, marqués par une prestation décevante sur la pelouse du Stade Rennais et par des critiques indirectes de certains coéquipiers, n’ont certainement pas été les plus simples à gérer dans la jeune carrière de Désiré Doué. Pourtant, même le fait d’être laissé sur le banc ce soir par Luis Enrique n’a pas suffi à ébranler la confiance du Golden Boy 2025. Bien au contraire : plutôt que de se laisser atteindre par les événements, Doué a choisi de les assumer et d’en faire une force.
Contraint de quitter la pelouse après une demi-heure en raison d’une blessure précoce d’Ousmane Dembélé, le Parisien a fait son entrée au Stade Louis II sans perdre de temps pour rappeler pourquoi il suscite autant d’éloges. Deux minutes lui ont suffi pour trouver le chemin des filets, inscrivant son premier but depuis le 4 janvier.
Dix minutes plus tard, il a également été décisif sur l’égalisation parisienne, en déclenchant une frappe puissante qui a contraint Philipp Köhn à repousser maladroitement le ballon dans les pieds d’Achraf Hakimi, suffisamment vigilant pour devancer la défense monégasque et parachever le retour du Rouge et Bleu. Une entrée en jeu explosive, bonifiée par un deuxième but permettant au PSG d’aborder le match retour avec un court avantage.
Sans conséquences majeures pour le PSG, ce déplacement en Principauté a néanmoins confirmé les difficultés défensives que le club de la capitale traîne depuis plusieurs semaines. Sur les quatre tirs cadrés de Monaco ce soir, deux ont fini au fond des filets de Matvey Safonov. Vendredi dernier à Rennes, trois tentatives avaient déjà trouvé la même issue.
Au total, lors de leurs cinq derniers matches toutes compétitions confondues, le PSG a encaissé sept buts sur 19 tirs cadrés concédés, soit une moyenne d’un but encaissé toutes les 2,7 frappes. Un bilan qui interroge forcément à l’approche d’une éventuelle longue aventure des champions d’Europe dans la plus prestigieuse des compétitions continentales, où la moindre erreur se paie comptant.
Il fut un temps où Aleksandr Golovin était considéré comme un joueur talentueux, mais trop dépendant d’une condition physique incertaine. Aujourd’hui, c’est un autre sujet qui alimente les débats et devrait faire couler beaucoup d’encre dans les prochaines heures.
Face au PSG, le milieu russe a écopé d’un nouveau carton rouge, seulement quatre jours après son expulsion contre le FC Nantes. Un véritable casse-tête pour l’AS Monaco, qui devra se passer de l’un de ses leaders techniques sur la pelouse du Parc des Princes. D’autant que le numéro 10 est un joueur décisif, auteur de quatre passes décisives lors de ses cinq derniers matches. Un coup dur dont son entraîneur, Sébastien Pocognoli, se serait bien passé.
GFFN | Léo Aschi