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Deux entraîneurs et un titre : les Wolves, derniers du classement, ont secoué la Premier League

À la seule lecture du classement, Wolverhampton Wanderers traverse l’une des pires saisons de l’histoire de la Premier League. Le club fera mieux que les tristement célèbres 11 points de Derby County (sur 38 matches), mais espérer un doublement du total de points lors des 11 dernières journées relève du vœu pieux, quelle que soit l’opinion que l’on puisse avoir sur les qualités de Rob Edwards comme entraîneur.

Et pourtant, Wolverhampton a déjà contribué au départ de deux entraîneurs de Premier League et, avec le match nul 2-2 à domicile face à Arsenal la nuit dernière, a également relancé les Gunners dans une course au titre à trois, alors que les hommes de Mikel Arteta semblaient avoir une main sur le trophée.

Les résultats de Wolves cette saison sont difficiles à lire, mais certains faits marquants illustrent les dégâts causés à d’autres clubs. Retour sur les saisons qu’ils ont perturbées :

Les Wolves ont éliminé West Ham de la Coupe de la Ligue anglaise en août, l’un des premiers résultats d’une série catastrophique pour les Hammers sous Graham Potter, avant son limogeage fin septembre.

Dans le même temps, les Wolves ont également éliminé Everton de la Coupe de la Ligue (alors qu’ils n’avaient toujours aucun point en championnat), avant d’arracher leur premier point à l’extérieur sur le terrain de Tottenham — à peu près au moment où Potter était limogé.

Wolverhampton s’imposerait également 3-0 face à West Ham en championnat début janvier (quelques jours après le nul à Old Trafford, évoqué plus bas), un résultat qui a maintenu West Ham enlisé dans la lutte pour le maintien.

Après avoir battu Everton 2-0 en coupe, Wolverhampton a enchaîné une série de 14 matches sans victoire — quelques nuls, mais surtout une période très difficile, marquée notamment par une lourde défaite 4-1 à domicile face à Manchester United.

En revanche, le match retour à Old Trafford a raconté une toute autre histoire. Privé de ses joueurs engagés à la Coupe d’Afrique des nations, United a péniblement arraché un nul 1-1. Dernier match de l’année, cette rencontre a conduit, pour Ruben Amorim, à une altercation en coulisses avec le directeur technique Jason Wilcox, qui s’est soldée par son limogeage quelques jours plus tard.

Les Wolves ont décroché leur première victoire marquante.

Nottingham Forest traverse une saison catastrophique et vient de nommer son quatrième entraîneur. Le club se situe à peine au-dessus de la zone de relégation et n’a guère été aidé par le match nul 0-0 contre Wolverhampton la semaine dernière. Cette rencontre a permis aux Wolves de décrocher leur neuvième point de la saison, mais aussi de provoquer le limogeage d’un deuxième entraîneur.

Le troisième entraîneur de Forest, Sean Dyche, a été limogé après ce match et remplacé par Vitor Pereira, ancien entraîneur de Wolverhampton. Le cercle — ou le cirque ? — continue.

Photo de Carl Recine/Getty Images

Cette sensation, devenue trop familière, de voir leur équipe peiner à franchir la ligne d’arrivée a peut-être provoqué des séquelles psychologiques durables chez de nombreux supporters d’Arsenal au cours des dernières saisons — voire des dernières décennies. Le week-end dernier, certains ont évoqué un Arsenal « qui semblait effrayé » (dans le cadre de l’Overlap Fan Debate, donc à relativiser), mais ces propos sont intervenus après le match nul 1-1 concédé à Brentford la semaine précédente.

Arsenal affiche une excellente dynamique dans les coupes — avec un pied en finale de la Coupe de la Ligue (même si Chelsea peut encore créer la surprise à Stamford Bridge lors du match retour de la demi-finale), qualifié pour le cinquième tour de la FA Cup et en tête du classement en Ligue des champions — un club en pleine santé et en grande forme.

Arsenal reste mathématiquement favori pour le titre — avec cinq points d’avance et un match de plus disputé — et surtout, Manchester City comme Aston Villa ont montré des faiblesses cette saison et sont capables de concéder des défaites occasionnelles.

Mais l’aspect psychologique compte, et tant qu’ils ne mèneront pas une saison jusqu’au bout en étant sacrés champions, les doutes subsisteront. Peu importe que cet observateur estime qu’ils devraient encore gagner : les supporters doivent soutenir l’équipe dans les tribunes, et les joueurs doivent croire en eux-mêmes pour remporter les matches restants, quitte à mettre de côté les coupes nationales.

Si Arsenal venait à manquer le titre de Premier League après avoir longtemps occupé la tête du championnat, les supporters de Wolverhampton auraient une victime de plus à célébrer avant de se préparer à une saison en Championship.

Quant aux supporters des autres clubs, l’implosion sera un spectacle immensément plaisant à regarder.

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